Comment devenir freelance en 2020 ?

Un guide complet pour se lancer : des bases de son projet de freelance au premier client, en passant par les bonnes conditions dans lesquelles travailler.

Freelance (ou travailleur indépendant pour ceux qui refusent l’anglicisme), un statut qui fait souvent rêver et qui interroge toujours.

Avant de vouloir devenir freelance, il faut bien comprendre les enjeux qui se cachent derrière le développement d’une telle activité.

Alors être freelance, qu’est-ce que ça signifie ?

Plus de liberté déjà. La grand majorité des freelances se lancent pour sortir du fameux rythme “9h-17h du lundi au vendredi”.

Sauf que la liberté n’est pas seulement temporelle. Elle est également physique.

Beaucoup d’indépendants travaillent de chez eux, d’espaces de co-working en France mais aussi aux 4 coins du monde. De Paris à Bali en passant par des lieux insolites.

Plus de flexibilité également dans l’exécution de son travail. N’ayant pas de patron ni d’équipe, on a la liberté de s’organiser comme on le souhaite.

Être freelance, c’est aussi une formidable opportunité de casser la routine en ayant des missions et des clients variés. La plupart des indépendants vous le diront : aucune journée ne se ressemble.

Mais cela implique également de nouvelles responsabilités et de nouveaux challenges.

Gérer son activité dans l’ensemble : de la prospection à la comptabilité en passant bien sûr par la réalisation des missions pour lesquelles les clients paient. Être seul rend plus libre mais demande d’avoir une palette de compétences plus complète.

Un véritable challenge consiste à stabiliser son activité. Il faudra réussir à trouver des clients régulièrement et générer chaque mois suffisamment de revenus pour vivre de son travail.

La bonne nouvelle c’est que se lancer en freelance, que ce soit pour quelques mois ou pour toute la vie permet d’apprendre à vitesse grand V.

Ce guide a pour objectif de vous faire gagner du temps pour devenir freelance en partant sur les meilleurs bases possibles.

Prêts à sauter le pas ?

Partie 1

Établir son plan d’action

Devenir freelance, c’est décider de s’engager sur un chemin intense et palpitant.

Et même s’il ne faut pas trop regarder en haut de la montagne avant de la gravir, on vous conseille de bien vous préparer.

Pourquoi devenir freelance ? Dans quel secteur ? Sur quelles missions ?

En se posant les bonnes questions dès le départ, on gagne un temps précieux !

👉 Chapitre 1 : Faire le point sur ses motivations

Devenir freelance peut sembler facile. Il suffit de changer son statut LinkedIn et de dire au prochain dîner que l’on a lancé sa micro-entreprise.

Cette grande facilité, c’est justement le piège.

Car soyons honnête : combien prennent vraiment le temps de bien réfléchir avant de sauter le pas ?

Avant de se lancer, il faut réfléchir aux raisons qui nous poussent à devenir indépendant.

Est-ce pour gagner rapidement beaucoup d’argent ? Pour boire des cocktails au bord d’une piscine à Bali et travailler 2 heures par jour le tout avec une photo sur Instagram #justanotherdayatwork ?

Sachez qu’être freelance ne se résume pas à ça. C’est avant tout créer une (micro)-entreprise et la gérer au quotidien.

Pour beaucoup, être freelance est un échappatoire.

On en a marre de son patron, de son entreprise et du temps de trajet chaque jour pour s’y rendre, de la routine, et de voir en parallèle des photos d’amis sous les palmiers.

Alors on saute le pas. Parce que devenir freelance c’est accéder à une flexibilité hors du commun.

Cette logique est tout à fait valable, mais c’est encore mieux de l’inverser.

Dîtes vous que cette liberté quasi-totale est l’occasion de faire ce qui vous passionne réellement. Beaucoup plus excitant non ?

La première chose à faire, c’est donc de prendre une feuille blanche et de lister toutes les motivations pour lesquelles vous voulez adopter ce statut et ce style de vie.

Voici une liste de questions que vous pouvez vous poser :

  • Qu’est-ce que je veux changer dans mon quotidien actuel ?
  • Sur quoi je veux passer plus de temps ?
  • Quels sont mes objectifs et priorités pour les prochaines années ?
  • Quel est le rythme de travail qui me convient le mieux ?
  • Quel serait mon planning idéal pour une semaine ?
  • Combien d’argent est-ce que je souhaite gagner ?

C’est très scolaire, mais indispensable.

Une fois que vous avez fait l’exercice venez challenger votre vision avec le tableau ci-dessous qui compare assez bien les avantages/inconvénients d’être salarié ou freelance.

SalariéFreelance
Flexibilité++++
Stabilité++++
Vie sociale+++++
Stimulation+++++
Plafond de rémunération+++++

👉 Chapitre 2 : Trouver sa spécialisation

Allons droit au but : un bon freelance est un freelance spécialisé.

Vous devez être expert d’un sujet précis.

Un freelance propose ses services en tant que personne, et non agence ou entreprise. Il est donc seul. Une seule personne ne peut pas tout faire, ou du moins pas très bien.

Et même si c’était le cas, on retient beaucoup mieux les experts que les généralistes.
C’est beaucoup plus facile de créer un bouche à oreille quand on est spécialiste. On parle tout le temps des experts, on dit souvent “Cette personne est la meilleure que je connaisse pour faire ça ou ça”. Et on ne parle rarement des gens qui “Font un peu de tout”.

Se spécialiser permet d’avoir une vision claire et de définir ses objectifs beaucoup plus facilement.

À votre avis, entre ces 2 freelances lequel sait exactement vers où aller ?
> Julie, Consultant en Facebook Ads spécialisée pour les salles de sport.
> Marc, Consultant en Marketing Digital pour les entreprises.

Malgré cela, beaucoup de freelances font l’erreur de ne pas se spécialiser.

Pourquoi ?

Parce que c’est dur :

  • De dire non à certaines missions, et donc refuser un apport immédiat en chiffres d’affaires.
  • De se creuser la tête et faire le choix d’une spécialisation. Et on le sait tous : choisir c’est renoncer. Et renoncer c’est compliqué.
  • De se proclamer “expert” d’un sujet. La grande majorité des freelances souffrent du syndrome de l’imposteur. Ce fameux syndrôme où l’on a l’impression de ne pas être légitime dans ce que l’on fait.

On vous rassure, dans un premier temps c’est normal et même important d’être un minimum généraliste. C’est ce qui va permettre de toucher un peu à tout et d’identifier les missions qui vous plaisent le plus et celles sur lesquelles vous êtes le plus à l’aise.

Sauf qu’il ne faut pas rester généraliste trop longtemps. Être généraliste est une étape pas une finalité.

Alors comment faire pour se spécialiser ?

On vous conseille de vous poser 3 questions :

  1. Quelles sont les tâches sur lesquelles j’aime travailler ?
  2. Avec qui je veux travailler ?
  3. Combien est-ce que je veux gagner ?

> Sur quelles tâches j’aime travailler ?

Qu’est-ce que vous aimez faire quand vous vous levez le matin : du graphisme, de la rédaction, de la stratégie, des powerpoints, des animations de réunions ?

Vous allez passer la majeure partie de votre temps à exécuter certaines tâches, autant choisir celles que vous préférez et pour lesquelles vous êtes à l’aise.

> Avec qui je veux travailler ?

Ensuite se pose la question des clients. Avec qui aimez-vous travailler ?

Vous pouvez réaliser des missions similaires pour des clients totalement différents. Ce qui, au final, n’aura rien à voir.

Pour analyser votre client idéal pensez à :

  • Sa taille : startup, indépendant, PME, grand groupe…
  • Son secteur : BTP, tech, alimentation…
  • Sa situation : en pleine croissance, entreprise familiale stable depuis des années, en difficulté qui a besoin de remonter la pente…

> Combien est-ce que je veux gagner ?

À moins de gagner au loto, on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche en freelance. Il faut donc faire un savant calcul pour identifier son objectif de revenu idéal.

Une fois le calcul fait, vous savez combien il faut facturer en moyenne pour chaque jour de travail.

Et c’est là qu’avec un peu de jugeote et de recherches vous pouvez voir si c’est réaliste.

Si vous devez gagner 600€/jour pour atteindre votre objectif de revenu, que vous faites de la rédaction pour des PMEs et que les rédacteurs indépendants facturent en moyenne 200€/jour, alors il va falloir adapter votre spécialisation. Soit en faisant autre chose pour la même cible, soit en changeant de cible, soit les deux.

Voici 3 mini-guides pour aller plus loin :

👉 Chapitre 3 : Se positionner

Vous savez pourquoi vous vous lancez en freelance. Vous savez également ce que vous allez vendre comme prestations.

Si vous aspirez à devenir freelance, il est temps maintenant de travailler sur votre positionnement. C’est à dire soigner votre image.

Pourquoi est-ce que l’on doit travailler avec vous si vous êtes graphiste ? Qu’est-ce que vous avez de plus que les autres ?

Il est important de comprendre ce qui vous rend unique, et donc ce qu’il faudra mettre en avant pour convaincre de travailler avec vous.

À la fin il faut être capable de remplir ce schéma :

Je travaille pour [Cible]
Qui [Besoin de la cible],
Je fais donc [Mes prestations] pour mettre en place [Réalisations suite à mes prestations]
Qui [Principal bénéfice du produit/service]
Contrairement à [Noms des concurrents/alternatives]
Je [Différentiation]

Voilà ce que ça pourrait donner l’exemple de Pierre qui est freelance spécialiste en Growth Marketing pour les startups :

Je travaille pour les startups
Qui veulent accélérer leur croissance,
Je fais du growth marketing pour mettre en place des méthodes innovantes qui permettent de trouver plus d’utilisateurs et de les convertir en clients,
Rapidement et à moindre coûts.
Contrairement à la majorité des autres growth hackers
J’ai travaillé à la fois avec des startups dans des accélérateurs à l’étranger et des plus grosses structures, par exemple au sein de l’équipe Marketing de Google France pour lancer un nouveau produit en France.

Un développeur pourrait très bien dire “Je suis le meilleur techniquement” mais un autre peut aussi arriver et dire “Je suis le plus sympa”.

Les deux positionnements sont bons. Il faut juste connaître vos forces pour les mettre en avant et les développer.

Partie 2

Se lancer

Après avoir fait le point, vous devez savoir pourquoi vous voulez devenir freelance et commencer à définir votre offre et votre spécialisation.

Passons à l’étape suivante : se lancer dans le grand bain trouver une première mission.

Car vous pouvez être convaincu d’une chose : on devient véritablement freelance lorsque l’on signe sa première mission.

👉 Chapitre 4 : Trouver sa première mission

Avant de mettre en place tout système de prospection pour développer votre activité, il faut réaliser sa ou idéalement ses premières missions.

C’est à travers ces premières expériences que vous allez confirmer ou non plusieurs hypothèses.

  • Est-ce que le rythme de freelance me plait ? Horaires, collaboration avec le client, façon de s’organiser…
  • Est-ce le style de mission qui me fait vibrer ? Mon travail quotidien pour accomplir ma mission est-il plaisant ?
  • Est-ce que le style de client me convient ? Le secteur est-il intéressant, la taille de l’entreprise avec laquelle j’ai travaillé est-elle la bonne…

Alors comment trouver ses premières missions ?

En saisissant les opportunités autour de soi !

Globalement c’est avec son réseau -au sens large- que l’on trouve ses premiers clients.

Parmi les personnes (famille, amis, anciens collègues) que l’on connaît déjà il y a forcément des :

  • Chefs d’entreprises ou entrepreneurs. C’est l’occasion de leur demander s’ils n’ont pas besoin de renfort sur certaines parties de leur activité. Les entreprises qui se lancent, ou qui sont relativement modestes en taille apprécient la flexibilité des freelances. Mettez en avant cet avantage.
  • Salariés. Que ce soit d’anciens collègues ou des amis, ils sont au fait des besoins de leur entreprise mieux que personne. Demandez donc autour de vous si eux ou leurs collègues ont besoin de soutien sur certaines missions.
  • Freelances. Si c’est le cas, alors c’est fort probable qu’ils aient des demandes de missions qui ne rentrent pas dans leurs compétences ou dans leurs agendas. Dans les deux cas, expliquez que vous êtes en phase d’expérimentation et que vous pouvez venir en support de leur activité.

👉 Chapitre 5 : Fixer ses tarifs

L’idée n’est pas de facturer ces premières missions au prix fort. Mais plutôt de tester le métier.

Voici quelques idées pour définir votre prix :

  • Allez faire un tour sur Malt, tapez le mot clé de votre prestation et regardez le prix pratiqué par d’autres freelances.
  • Contactez des freelances avec la même spécialisation pour recevoir leurs conseils.

Et pour remporter les premières missions on a souvent besoin de diminuer son TJM (Taux Journalier Moyen) ne perdez pas trop de temps à négocier, l’idée est de prendre de l’expérience au début.

Dans ce cas on conseille cette astuce :

  1. Calculer le nombre de jours nécessaires pour réaliser la mission : Combien de temps va vous prendre la mission ? Prenez une petite marge car tout ne se passe jamais comme prévu :).
  2. Multiplier par son taux journalier. Voici un mini-guide pour vous aider à fixer votre TJM.
  3. Appliquer un rabais non pas en baissant son taux journalier mais en offrant 1 ou 2 journées de travail pour cette première collaboration.

Par exemple : votre client veut un site internet vitrine basique pour sa concession automobile.

  1. Vous avez calculé qu’il faut 5 jours pour réaliser ce site internet. Mais vous comptez 6, pour la petite marge de sécurité 😉
  2. Après avoir regardé Malt et discuté avec d’autres freelances, vous fixez votre TJM junior à 300€/jour. Ce qui donne 1800€ (6*300€) pour la création du site.
  3. Sauf que comme c’est le début de votre activité de freelance et que vous voulez convaincre votre premier prospect, vous fixez le prix à 1200€. Au lieu de dire à votre client que vous lui facturez 6 jours à 200€/jour, vous lui expliquez que vous lui offrez 2 jours à 300€.

Cette méthode permet de convaincre plus facilement un prospect de travailler avec vous. De plus lorsqu’il voudra retravailler avec vous, vous pourrez facturer 300€ la journée sans qu’il est l’impression que vous avez augmenté vos tarifs.

👉 Chapitre 6 : Régler les questions administratives

C’est une fois la première mission trouvée qu’il faut ouvrir son statut de micro-entreprise (aussi appelé statut d’auto-entrepreneur). Et non l’inverse.

Pourquoi ?

Ouvrir sa micro-entreprise prend 10 minutes, c’est facile et gratuit et il n’y a aucune difficulté particulière.

Alors que trouver son premier client est plus complexe.

Pour pouvoir facturer ce premier client il faut trois choses :

  • Une micro-entreprise
  • Un compte en banque professionnel
  • Une facture

> Ouvrir sa micro-entreprise.

Rien de plus simple. Ça se passe sur le site de l’URSSAF.

C’est gratuit et cela prend 10 minutes. Tous les autres services en ligne qui vous proposent de créer votre micro-entreprise pour quelques dizaines d’euros sont des services tiers. Ce ne sont pas des arnaques mais ce n’est clairement pas indispensable de passer par eux.

Lorsque vous allez ouvrir votre micro-entreprise il faudra choisir le type d’activité. Ne vous posez pas trop de questions et prenez l’activité qui se rapproche le plus du type de missions que vous aimeriez effectuer.

Dans les 15 jours qui suivent vous recevrez un courrier avec votre numéro de SIRET. Cette lettre valide l’ouverture de votre micro-entreprise.

Gardez ces documents bien au chaud (dans un dossier ou sur votre Google Drive), vous en aurez besoin pour faire vos déclarations ou pour utiliser vos outils de gestion.

> Ouvrir un compte en banque professionnel

Une fois votre activité de freelance déclarée à l’URSSAF vous êtes obligé de vous faire payer vos missions sur un compte en banque professionnel.

Il s’agit avant tout de séparer votre compte en banque courant qui vous sert dans votre vie personnelle et votre compte en banque qui vous sert dans votre vie de freelance.

Pour ouvrir un compte vous avez plusieurs choix.

Le premier et celui que l’on vous conseille, c’est d’ouvrir un compte chez Shine. Une banque spécialisée pour les freelances et indépendants.

Shine propose des services spécifiques qui seront bien utiles pour votre activité et le prix reste largement raisonnable (à partir de 3,90€ HT/mois), d’autant plus que l’on vous a négocié 2 mois gratuits !

Vous pouvez aussi vous tourner vers votre banque actuelle et demander à ce qu’elle vous ouvre un compte en banque courant supplémentaire.

Attention cependant la plupart des banquiers classiques essayeront de vous vendre un compte en banque professionnel qui n’a de différent d’un compte courant classique que le nom et…le prix ! Si c’est plus que cher que Shine, fuyez et optez pour la première option.

👉 Chapitre 7 : Affiner son offre

Lorsque l’on veut devenir freelance sérieusement il faut avoir en tête qu’affiner son offre est un travail de fond qui commence dès le début. C’est un processus itératif.

> Faire le point par rapport aux premières missions

Un fois vos premières missions réalisées, c’est l’occasion de se poser quelques questions :

  • Quelles sont les parties des missions que j’ai préféré ?
  • Quelles sont les parties des missions que j’ai détesté ? Comment faire pour en faire le moins possible à l’avenir ?
  • Qu’est-ce qui a apporté le plus de valeur à mes clients ? Comment le mettre en avant pour convaincre plus de clients de travailler avec moi ?
  • Sur quels sujets m’améliorer ? Sur quoi est-ce que je dois me former pour monter en compétences ?
  • Avec quel type de client j’ai aimé travailler ?
  • Est-ce que j’ai l’impression d’être rémunéré à ma juste valeur ? Comment est-ce que je peux réajuster mon TJM ?

> Continuer de se spécialiser

On l’a dit au tout début de ce guide : un bon freelance est un expert. Et un expert est une personne qui résout une problématique précise pour des clients précis.

Et un problème peut être résolu de différentes manières.

Affiner son offre signifie donc trouver et expliquer le moyen le plus pertinent que l’on a trouvé pour aider ses clients à résoudre une problématique précise.

Vos clients ont du mal à être visible localement sur Google ?

Définissez la façon dont vous vous y prenez pour les aider à augmenter leur visibilité sur le moteur de recherche. Quelles prestations et méthodes mettez-vous en oeuvre ?

Vos clients n’arrivent pas envoyer des bons emails de prospection ?

Vous avez peut-être une façon unique d’écrire des bons emails de prospection.

Partie 3

Se mettre dans les bonnes conditions

Une fois lancé, il faut maintenant pérenniser son activité de freelance.

Ce qui signifie trouver des clients régulièrement, bien entendu. Sans essence on n’avance pas.

Mais il faut également se mettre dans des bonnes conditions pour que l’aventure soit la plus agréable possible afin qu’elle dure.

👉 Chapitre 8 : Trouver un endroit où travailler

Devenir freelance c’est avoir la possibilité de travailler -presque- d’où on veut.

La question n’est donc pas de savoir où vous pouvez travailler mais où vous serez le mieux pour être productif et heureux.

On peut séparer les lieux en grandes catégories :

  • Chez soi. C’est l’option la plus classique, qu’elle soit choisie volontairement ou par défaut. L’énorme avantage du travail à domicile réside avant tout dans la concentration que l’on peut atteindre puisque l’on n’est pas ou peu dérangé.
  • Co-working. C’est l’option la plus “pro”. On peut presque même considérer qu’aller en espace de co-working est un investissement. Ça permet d’apprendre auprès d’autres freelances, de décrocher de nouveaux contrats en élargissant son réseau et bien souvent de casser sa routine et créer du lien social si on a l’habitude de rester chez soi.
  • Café. C’est l’option la plus flexible. Souvent bruyant et pas toujours confortable (prise pour se brancher, wifi), c’est très bien quand ça reste temporaire.
  • Bibliothèque. C’est l’option la plus studieuse. Parfait pour aller chercher un cadre de travail silencieux hors de chez soi.
  • Chez le client. Aller travailler dans les bureaux de son client est une option trop peu envisagée. Allez chez son client présente pourtant un nombre d’avantages considérables. En plus de renforcer votre relation avec lui, c’est aussi l’occasion de sortir de chez vous sans payer. #astuce 👌

Voici un tableau récapitulatif des lieux où travailler en freelance et des avantages pour chacune des options.

Chez soiCoworkingChez le clientCaféBibliothèque
Concentration+++++++++++
Lien social+++++++++
Coût++++++++++++
Relation client+++++++
Opportunités++++++++++
Flexibilité++++++++++++

L’important n’est pas vraiment de trouver un seul lieu où travailler mais plutôt d’identifier le meilleur en fonction de vos priorités.

Vous devez être concentré ? Allez dans un endroit ou vous avez très peu de sollicitations et où vous concentrer est un jeu d’enfant. Petit bonus pour vous concentrer si vous êtes dans un lieu bruyant malgré tout : Noisli.

Vous avez besoin de prendre du recul et discuter ? Passer dans un co-working ou un café fréquenté par d’autres freelances.

Vous avez besoin d’informations pour avancer ? Foncez chez votre client !

Pour finir : faites-vous plaisir ! Vous avez la possibilité de tester plein de lieux différents, pourquoi se priver ?

👉 Chapitre 9 : S’entourer

Si devenir freelance fait rêver, la majorité d’entre nous se sont retrouvés au bout de quelques mois confrontés à un problème bien connu de tout freelance : la solitude.

Être seul est important voir même indispensable pour être concentré sur certaines tâches et réfléchir sur son activité. Mais se sentir seul est un vrai fléau, et ce mal-être pousse certains freelances à arrêter leur activité.

Sans compter que c’est difficile de lever la tête du guidon quand on est seul. Échanger avec d’autres personnes n’est pas que vital socialement, c’est aussi un moyen de prendre du recul.

Il est donc plus qu’important de s’entourer et pour cela, on vous conseille de mettre en place trois actions.

S’entourer d’autres freelances.

Rien de tel que créer une ambiance de “promo”. Pour cela il suffit tout simplement de se rapprocher d’autres indépendants.

  • En rejoignant un collectif de freelances. Il en existe de plus en plus. Certains freelances se retrouvent autour d’une zone géographique, d’autres autour de compétences similaires ou complémentaires et d’autres encore en fonction de centre d’intérêts plus perso : comme le digital nomadisme.
  • En travaillant à plusieurs. À distance ou à côté, il est possible de travailler à plusieurs sur les grosses missions. Un client vous confie une mission importante ? Testez de la séparer en tâches précises et mettez un autre freelance sur le coup avec vous.
  • En allant dans des lieux où gravitent d’autres freelances. L’offre de meetups et d’espaces de co-working se développe à une vitesse folle. Profitez de cette effervescence pour rejoindre le mouvement.

Tenir au courant son entourage

Une autre piste pour rompre la solitude est de parler pro-activement à sa famille et ses amis de ce que l’on fait.

Il est impossible d’imaginer et de réaliser le rythme et les challenges des freelances lorsque l’on ne l’a jamais été. Alors inutile d’en vouloir à votre grande soeur qui ne prend pas assez de nouvelles de vous à votre goût.

Essayez plutôt de tenir au courant régulièrement vos proches des événements (nouveaux contrats, choix de spécialisation) et challenges (quête de sens, solitude…) importants pour vous.

Trouver un mentor.

Trouver un mentor en freelance, c’est trouver une personne qui a plus d’expérience dans le domaine dans lequel on évolue et qui est nous aide à atteindre nos objectifs.

C’est une relation bienveillante qui se construit dans le temps à travers des points réguliers. Il est là pour voir notre évolution, nous recadrer et motiver quand c’est nécessaire.

Ce mentor peut également être une source d’inspiration, si c’est quelqu’un qui a déjà accompli ce que l’on aimerait faire.

Pour le trouver :

  • Commencez par bien définir votre objectif.
  • Recherchez des personnes qui l’ont déjà accompli. Dans votre réseau, sur LinkedIn, en recherchant sur Google…
  • Contactez-les pour prendre un café afin de demander des conseils.
  • Si vous sentez que le courant passe, demandez-lui si c’est possible de faire un rendez-vous mensuel (autour d’un café, par téléphone, par visio…) pour partager vos avancées et avoir des retours.

Un conseil : prenez le temps nécessaire pour trouver le bon. Mais ne baissez pas les bras tant que vous n’en aurez pas trouvé un.

👉 Chapitre 10 : Prendre des bonnes habitudes

Devenir freelance c’est bien, le rester c’est mieux.

Plus qu’un sprint, être freelance c’est un choix de vie. Il est donc important de prendre des bonnes habitudes pour que l’aventure ne s’arrête pas en chemin.

Voici une rapide sélection de bonnes pratiques et outils à utiliser.

> Outils

Certains outils permettent de gagner un temps précieux lorsque l’on est freelance. Ils permettent de se focaliser uniquement sur son activité et pas sur les détails fastidieux.

  • Google Calendar : Si vous ne devez en garder qu’un, c’est celui-ci. Mettez tout dans votre agenda. La vie de freelance est composée d’une multitude de tâches, de rendez-vous, de rappels…on peut vite s’y perdre. Google Calendar permet d’avoir une vision précise de son planning pour les journées et semaines à venir.
  • Google Drive : Non seulement pour stocker tous vos documents et ceux de vos clients. Mais aussi pour utiliser toute la suite bureautique : Google Slides (pour faire des propositions commerciales), Google SpreadSheet pour faire vos comptes ou Google Doc pour écrire des textes (ce guide a été écrit dessus). Gratuit jusqu’à 15 GO de stockage. Vous avez de la marge.
  • Freebe : Pour gérer tout l’administratif de votre activité : édition de devis & facture, gestion des comptes, rappel pour la déclaration de revenus à l’URSSAF. Et vous savez-quoi ? On a négocié trois mois offerts pour vous (utilisez le code LABOITENUM)
  • Shine : Comme cité au milieu de ce guide, c’est la banque spécialisée pour les freelances. Compte pro & services associés à partir de 3,90€ HT/mois et une petite surprise (2 mois offerts) vous attend 😉
  • Alan : La mutuelle des indépendants. Une assurance qui a un prix (environ 60€/mois) mais qui au moins permet d’être couvert comme n’importe quel salarié. La cerise sur le gâteau c’est le mois gratuit qu’on a négocié si vous cliquez ici.

> Bonnes habitudes

Quand on est freelance il est vite arrivé de s’épuiser à la tâche. Quelques conseils pour éviter le burnout du freelance !

  • Faire des pauses

Chacun son rythme, on est d’accord.

Cependant, aucun rythme n’est sain s’il n’y a pas de pauses au programme. Pensez à couper vos journées de travail avec de véritables pauses et vos semaines d’au moins une journée off. Ne travaillez pas 7j/7.

C’est une véritable leçon du livre la 25ème heure (best seller sur la productivité) : en faisant des pauses vous serez plus productif.

Il existe plusieurs techniques connues comme celle du Pomodoro.

Mais on le sait : on est tous différent.

Alors expérimentez, testez et créez votre propre rythme.

  • Se former

L’avantage d’être en freelance c’est justement de définir soi même ses propres limites.

Alors c’est l’occasion de repousser les limites de vos expertises et connaissances. En étant indépendant, on a la chance de pouvoir se former et de creuser toujours plus ses sujets de prédilection.

C’est aussi ce qui fera votre valeur. Un bon expert est un petit peu un chercheur qui est en avance sur un sujet précis. Et pour y arriver, il faut inévitablement se former en continu.

On vous conseille de vous faire une liste de sources que vous appréciez (newsletters, chaîne YouTube, Podcast, Blogs…) et de régulièrement prendre le temps de consulter le nouveau contenu.

  • Pratiquer une passion

Chaque freelance est un entrepreneur. Et un entrepreneur peut vite tomber dans le piège de ne penser qu’à son entreprise. Ou micro-entreprise dans notre cas.

Sauf qu’à avoir tout le temps le nez dans le guidon, on en oublie de prendre du recul.

On ne se lance pas en freelance pour s’enfermer dans un garage jour et nuit à travailler.

Profitez de la flexibilité d’être indépendant pour pratiquer une passion : sport, art, culture, voyage…les possibilités sont infinies avec un emploi du temps modulable.

En plus de prendre du recul c’est surtout le moyen de se coucher le soir heureux d’avoir fait quelque chose que l’on aime. Et c’est quand même ça l’objectif non ? 🙂

> Comment mettre en place toutes ces habitudes ?

On vous prévient tout de suite : ça ne va pas se mettre en place du jour au lendemain. Et c’est normal.

Il faut modifier et affiner ses habitudes l’une après l’autre et avoir une vraie discipline quotidienne.

Bon, annoncé comme ça, ça ne fait pas rêver. Mais on vous assure que ça change tout sur le long terme.

Alors si l’on peut vous donner un conseil qui fait clairement la différence : utilisez votre agenda et bloquez des créneaux.

Ça peut donner ça par exemple :

  • 1h de formation tous les matins de 9h à 10h
  • 1h de sport tous les après-midis de 17h à 18h
  • 15 minutes de break toutes les 2h de travail

Conclusion

C’est la fin de ce guide !

Alors que retenir si vous voulez devenir freelance aujourd’hui ?

  1. Prenez le temps de réfléchir. Reculer pour mieux sauter, et surtout sauter au bon endroit. Il est important de savoir pourquoi vous voulez devenir freelance.
  2. Lancez-vous ! Après la réflexion, l’action. Et la vraie. Avant même de créer un site internet ou de se former pendant des mois sur un sujet précis, il est important de décrocher une ou plusieurs premières missions. Ça sera l’occasion de tester la vie de freelance et de réajuster votre spécialisation.
  3. Mettez en place des bonnes pratiques. La route s’annonce longue et belle, alors autant être bien équipé. Commencez à utiliser les bons outils, et à mettre en place des habitudes saines qui vont vous amener jusqu’au sommet de votre vie de freelance.

On espère sincèrement que ce guide vous permet d’y voir plus clair afin de vous lancer dans cette vie palpitante de freelance !

Si vous vous posez encore des questions, c’est l’occasion de les poster en commentaire juste en dessous. On se fera un vrai plaisir d’y répondre et peut être de compléter le guide !

Pierre & Théau

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